18 mars 2008
La Chine, un voyage troublant.
La Chine est un pays que j'aime beaucoup et que j'ai découvert il y a deux ans. Avec mon sac à dos je me suis promenée dans les trois plus grosses villes de ce pays immense. C'était un voyage très enrichissant mais assez dur moralement. Le paradoxe entre l'économie libérale et le communisme divise se pays en deux. Etalage de richesses et pauvretés extrême rythme les paysages. Je suis impressionnée par cette grande puissance commerciale. Alors que je me promène à Hong-Kong, j'ai l'impression d'être à New York. Mais dans les rues le manque d'hygiène et l'odeur nauséabonde nous rappelons vite que ce pays n'est pas encore développé. Les boutiques de luxe de Shanghai et ses tours impressionnantes sont là, aux yeux du monde, pour masquer les horreurs de ce régime. Petit à petit, 4000 ans d'histoires traditionnelles s'uniformisent au rythme du capitalisme. Des villages entiers rasés pour construire de belles tours, symbole phallique par excellence. La Chine veut le pouvoir, elle s'abreuve de l'enseignement des autres pays mais veut pouvoir être autonome à 100 %. Elle nous dérobe notre propre culture, en reproduisant une ville en Chine "en petit Paris", "ou petit Londres". En Effet, dans la ville de Hangzhou, dans la province de Zhejiang, les chinois reproduisent un quartier résidentiel dans le style Haussmannien et même une tour Effel. Comme quoi, les chinois sont vraiment les maîtres de la contrefaçon.
Lors de ce voyage je suis marquée aussi par l'esclavagisme du peuple. Je me rappelle d'un jour où toute la ville de Hong-Kong était recouverte de femmes ouvrières vivant dehors, sur des cartons, pendant que les usines étaient nettoyées. Elles avaient l'air heureuses et se distrayaient du mieux qu'elles le pouvaient. Elles préparaient des colis de fortune pour nourrir leurs familles. Tous les trottoirs étaient envahis, c'était assez troublant que cela ne choque personne.
J'ai été peinée de voir ce peuple abrutit par son système politique. La télévision est destinée aux enfants, les programmes sont complètement débiles, et les femmes toujours asservies. A chaque que j'allumais la télévision, je voyais une femme pleurais. Triste constat. J'aime ce pays magnifique au peuple sympathique et à l’histoire passionnante. Mais le manque d'humanité qui règne dans ce pays me fait frémir.
Je me souviens aussi, avoir fait un tour au commissariat (simple expérience, rien de grave je vous rassure) et là, j'ai vraiment pu palper le sens de l'autorité chinoise. Prétextant un vol important dans mon hôtel (1000 euros c'est pas rien), j'ai voulu être entendu par le chef de service. Le policier a essayé de m'impressionner avec son regard misogyne, (du genre, "désolé poulette, ici se sont les hommes qui commandent..."), mais je l'ai vite convaincu avec mon regard d'occidentale sûr d'elle. Après deux heures d'attentes, il m'emmène au deuxième étage où je suis reçu par le chef du commissariat de Pékin et un traducteur. Je suis un peu déboussolée, le chef parle vite, d'un ton agressif et le traducteur parle aussi bien le français que moi le chinois... On est mal parti...
Je prends mon mal en patience et tente de lui expliquer mon problème en insistant bien "qu'est ce que vous pouvez faire pour moi?"... Le chef n'a pas compris ce petit clin d'œil aux droits de l'homme, et me persuade de faire une déposition. Je refuse, je veux mon argent. Hors de lui, il s'agite dans tous les sens, passe des tas de coups de fils et m'envoie dans une autre salle avec un autre chef. La salle est plus froide, et la chaise qu'il me tend me fait horreur. Elle est en métal avec des liens pour accrocher les mains et les pieds. Sa couleur verdâtre me donne envie de vomir. Je lui demande pourquoi il m'installe là, il rit et me tend une autre chaise. Il est détendu et essaye de me mettre à l'aise, il parle un anglais moyen mais on parvient à se comprendre. Je minimise les faits pour sortir au plus vite de cette pièce. J'allais signer la "fausse déclaration" lorsque mon regard se pose sur de drôles de bocaux remplis d'un breuvage qui à l'air toxique. Il n'y a pas de doute, ils sont utilisés pour faire parler. Ces procédés douteux me rappelles que je ne dois, en aucun cas, être enregistré dans ce commissariat. Je me suis vite échappée en lui disant que j'annule tout, que ce n'est pas si grave que cela... Il me laisse partir, perplexe... En sortant j'étais un peu choquée par la rigidité du système politique. Ce peuple guidé par une main de fer manque cruellement de liberté. La Chine semble avoir pris le pire du communisme et le pire du capitalisme.
Bien sûr le peuple chinois est là pour vous rappelez ses richesses, mais c'est loin d'être suffisant. Le développement d'un pays n'est pas exclusivement économique et il doit être en accord avec son peuple.
A la veille des Jeux Olympiques, la Chine mérite-t-elle vraiment de porter la flamme olympique? Cet emblème représente la liberté, le respect des droits de l'homme, le courage, la piété et peut-on vraiment dire que la Chine soit un modèle dans ce domaine? Les enjeux financiers ont-ils pris le dessus sur les valeurs démocratiques que véhiculent les Jeux Olympiques? Combien de temps encore, le succès économique se bâtira-t-il sur l'esclavagisme d'un peuple?
11 mars 2008
Courchevel: la station de ski, star de l'année

Je sais je suis inexcusable, cela fait une semaine que je vous délaisse. Mais je vous jure que c'est pour la bonne cause.
En ce moment je suis plutôt du genre fainéante, alors pour reprendre du poil de la bête, je me suis offert des vacances, et pas n'importe où... Courchevel, la station qui sait faire parler d'elle. Oui j'ai voulu tester le ski version luxe... Et j'avoue que c'était plutôt réussi. Bien sûr je n'y suis pas aller que pour frimer mais pour skier aussi (sortir bien sûr). Donc, me voilà partie pour la fameuse station chic et surtout choc.
Je vous épargne les détails de ma journée et préfère vous donner quelques adresses, comme ça, juste pour le plaisir.
Courchevel est une station appréciée des gens fortunés et réputés pour son magnifique domaine skiable. On apprécie la beauté des paysages même si l'excès en tout genre gâche un peu le cadre. Car à Courchevel, tout est permis et c'est bien ça le problème.

Commencez votre journée en prenant le forfait trois vallées pour profiter des pistes de Val thorens, la station la plus haute d'Europe.
Pour les plus casse coups, je vous conseille la Cime Caron à une altitude 3200 mètres. Mais si vous êtes plutôt relaxe, descendez à Saint-Martin de Belleville. Cette station pleine de charme cache dans son domaine un petit trésor. Si vous tombez par hasard sur le restaurent "La Bouitte", sachez que vous entrez dans un temple gastronomique. Connu il y a trente ans pour ses excellentes tartiflettes, le restaurent est désormais classé table remarquable. C'est le père et le fils qui vous accueilleront avec des plats uniques et savoureux. Après le repas, c'est un peu difficile de remonter jusque Courchevel mais il le faut...
Après une bonne journée de ski, faîtes un petit tour au forum et à l'espace diamant où vous ne trouverez que des choses inaccessibles (je vous disais que c'était l'excès). Ne vous laissez surtout pas tenter par la paire de botte en crocodile de chez Hermès (11000 euros), exposée à portée de main, et consolez vous plutôt avec une bonne crêpe de chez Grand Marier.
Pour celles qui ont envie de se détendre et profiter un maximum de la station, faites un tour au SPA Givenchy (à l'hôtel le cheval blanc). Une merveille, je vous le dis...
Rentrée tranquillement chez vous, et faîtes une sieste car la soirée promet d'être longue.
Si vous dînez dehors, un choix de restaurants les plus raffinés sont à votre disposition. J'ai une préférence pour "la Chapelle", petit restaurant éclairé à la chandelle et où l'on peut apprécier de fines viandes cuites au grill de la cheminée. Si vous aimez la cuisine italienne, dirigez vous à l'entrée de la station et découvrez l'originale "Ilvino". Vous choisissez le vin, le chef vous choisit le plat.
Mais si vous êtes du genre à vous mettre dans l'ambiance dès le début, c'est à la mangeoire qu'il faut aller. Ambiance folle toute la soirée, où vous ne serez pas surpris de danser sur les tables au rythme des airs les plus connus. Enfin pour terminer la nuit, descendez en bas de la station jusqu'aux "caves" à la renommée internationale. Ne soyez pas choqués par les grandes blondes aux allures de mannequin, elles sont souvent payées pour vous faire passer un nuit coquine. Fermez les yeux aussi sur la jeunesse dorée défoncée à la coke. La moyenne d'âge varie selon la soirée, mais si vous recherchez une soirée "hot", c'est pendant le nouvel russe qu'il faut s'y rendre. Là, tous les excès sont permis et recommandés. Et si une petite fringale vous prend en sortant de boîte, échouez vous à "la vache qui ski", un snack convivial et (enfin) bon marché.
Le deuxième jour, c'est repos. Et puisque vous ne serez pas levés avant midi, le forfait Courchevel est amplement suffisant. Pour les amateurs de "m'as-tu-vu", n'hésitez pas à réserver une table au "cap Horn", qui n'a cessé de s'agrandir ces dernières années. Alors que ce petit chalet était encore convivial il y'a dix ans, il s'est peu à peu transformer en usine. Le chiffre d'affaire est à faire pâlir tous les restaurateurs de France puisque votre voisin de table n'hésitera pas à régaler sa table de magnum de Crystal. Le caviar se vend comme des petits pains, sans parler du homard. Profitez de la splendide terrasse, qui se transforme souvent en "party" improvisée, et du défilé de mode au cas où une envie de shopping vous prendrez. Evidemment il ne faut pas avoir peur des endroits surfaits et de l'antipathie du directeur. Enfin reprenez vos skis pour découvrir Courchevel 1650 et ses petits chemins dans les sapins.
Au couché de soleil, un bowling ou une descente en luge (immense) est toujours sympathique à moins que vous ne préféreriez un petit tour à la patinoire.
Pour débuter la soirée, vous pouvez aller aussi au "Tremplin", restaurant bar où l'on peut écouter un peu de musique où au très luxueux, bar de l'hôtel "Le cheval blanc" (mais horriblement cher, 100 euros le verre de vin, du jamais vu).
Pour un dernier verre, le "piggy's", le refuge des anglais, où le "purple", le dernier endroit branché.
Voilà pour un week-end animé à Courchevel qui est une star parmi les stars.
