Bavard'art

Ce blog est écrit par deux étudiantes qui souhaitent vous faire partager leurs goûts pour l'art, la mode, la musique, le cinéma, la lecture, les voyages, l'environnement ... Tout cela accompagné de plusieurs rubriques très sympatiques.;-)

16 avril 2008

Dexter, la série qui fait peur...

imagesCes derniers temps je n’ai pas pu compléter ma rubrique sur les séries puisque vous imaginez bien que 20 épisodes par semaine commençaient à empiéter sur ma vie privée et sociale… Mais une fois tout le monde rassurée, “non je ne suis pas accros aux séries, ni à mon ordinateur” et après vous avoir délaissé près d’une semaine, je m’attelle de nouveau à la tâche.
Dexter c’est une série sanglante avec un faux air de ressemblance avec le terrible film Saw. Sauf que voilà, c’est une suite de dix épisodes alors autant vous dire que c’est encore plus déchirant de voir vos personnages préférés se faire ratatiner par un serial killer. Et pourtant c’est un carton aux Etats-unis, mais j’arrête de m’emballer et vous raconte les dessous de Dexter.
Cette série est inspirée du roman “ce cher Dexter” et est sorti aux Etats-Unis en 2006. Vous devrez attendre mai 2007 (c’est bientôt), pour faire la rencontre du personnage saugrenu qui se prénomme Dexter, cette série sera diffusée sur Canal plus mais malheureusement certains épisodes seront amputés de plusieurs passages (c’est un peu violent, il faut l’admettre)…

Expert en traces de sang dans la police le jour, tueur en série la nuit, Dexter n’est pas exactement un citoyen américain comme les autres. Il porte, en effet, un lourd secret. Traumatisé dans sa plus tendre enfance puis recueilli par un officier de police de Miami, il se dit incapable de ressentir la moindre émotion. Incapable… si ce n’est lorsqu’il satisfait les pulsions meurtrières que son père adoptif lui a appris à canaliser : de fait, Dexter ne tue que les autres tueurs qui sont parvenus à échapper au système judiciaire, afin de protéger les innocents. Dexter se pose donc comme un véritable justicier de l’ombre, et bien que sa soif de tuer lui pèse, il parvient à mener une existence relativement normale et à sauver les apparences auprès de ses collègues et amis. On arriverait presque à comprendre ses actes, à la pardonner, c’est qu’en plus d’être fou, ce Dexter a un petit quelque chose de séduisant. Peut-être que ce personnage est le représentant parfait de l’homme inaccessible, mystérieux auquel il ne vaut mieux pas s’attacher sous peine de se retrouver ligoter comme un saucisson dans une cave…. Je vous laisse découvrir cet homme singulier et promettez moi de ne pas avoir peur et de ne pas faire de cauchemars (j’en ai fait mais je suis sensible…). A conseiller à vos petits amis ou aux filles qui n’ont pas froids aux yeux.

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Cocorosie...

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J’écris rarement sur la musique que j’aime, car c’est un peu trop personnel mais cette fois-ci je n’ai pas le choix, je ne peux pas résister plus longtemps. Tout simplement parce que cela fait trois mois que je n’écoute qu’un cd, celui des soeurs Coco rosie…. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, courrez d’urgence à la Fnac, au Virgin, où vous voulez, mais dénichez moi cette merveille.

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Cocorosie, c’est l’union de deux soeurs déjantées, artistes jusqu’au bout des ongles. Bianca et Sierra nous envoûtent avec leurs voix tout droit sorties d’un monde imaginaire délirant. D’ailleurs leur univers se nourrit des rêves de petites filles auxquels on ne veut jamais se résoudre. Elles fabriquent une musique mélangeant chant lyrique, gospel et pop low-fi. Vous ne serez pas surpris d’entendre des bruits d’eaux, de casseroles ou des jouets pour enfants, tout cela pour créer un rythme harmonieux et envoûtant. Aller au concert de Cocorosie, c’est se plonger dans un monde que l’on ne veut plus quitter. Il reste le Cd pour se consoler, et combler le manque, le vide que l’on peut avoir une fois la mélodie finit. Mes amis, ma famille, mes voisins en viennent presque à me supplier de changer de CD, mais non, pour le moment je veux me cloîtrer dans l’univers des deux soeurs et ne plus en sortir … Demain je vous ferez découvrir mademoiselle Bianca et son côté farfelu qui vient d’ouvrir une galerie d’art sur le thé… Pour le moment je ne vous en dit pas plus, j’y vais demain avec l’amis précieuse qui m’a gentiment offert la place de concert alors que je n’avais jamais entendu parler de ce duo incroyable. Les adultes disent souvent aux petites filles que la curiosité est un vilain défaut, ne les écoutez pas….

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09 avril 2008

Je suis née dans un harem.

"Je suis née dans un harem" de Choga Régina Egdébé est un livre émouvant qui suscite beaucoup de questions.

                                                          

Je me suis arrêtée sur ce livre à la gare, je  pense que la couverture m'a plue. Une femme blanche voilée dont on ne voit que le bleu éclatant des yeux.  Le titre et l'image sont en décalage, comment une femme occidentale s'est-elle mise dans un bourbier pareil? Peine de préjugés, j'ai voulu comprendre comment pouvait-on rêver d'une vie cloîtrée derrière de hautes paroies? Comment pouvait-on partager son lit avec un homme qui a 40 femmes? Pourquoi?

C'est en suivant Choga Régina, boiteuse et fille de "papa David", que j'ai découvert l'univers envoûtant du harem. Le chef de cette immense famille est un nigarien chrétien qui, au temps des colonies, affirmait que Jésus était noir. Chassé, David fonde sa communauté, la famille de Jésus noir, et devient le chef suprême d'une immense famille. Entre dans sa vie Patty, une allemande de 41 ans, mariée. Elle abandonne tout, mari et enfant, pour intégrer le harem. Elle devient sa "queen " , sa 33 ème femme... Très vite, elle mettra au monde une fille et s'épanouira au sein du harem. La petite fille grandit avec ses nombreuses mères et baigne dans un cadre idyllique. Pour rien au monde, elle ne quitterait son cocon où toute notion de temps et d'espace n'a aucune importance.

Dans le harem on travaille dure et toute la journée est rythmée par un ballet de femmes volantes. Elle s'apprête toute dans l'espoir de  croisé "papa David", héros de ces dames, ciment de cette communauté. Chaque soir, des festivités, des danses, des chants, et l'espoir pour chacune de croiser le regard aimant de leur mari. Le temps passé avec les queens est équitablement répartis, ainsi le chef de la famille n'a jamais fait de préférence entre ses femmes.

Un jour, papa david envoie Patty gérer une ferme à la campagne. Choga Régina y découviera le parfum de la liberté... C'est le début du changement et des complications.

Je ne vous raconte pas la suite et vous laisse comprendre l'envers du décor. N'hésitez pas à vous le procureur, ce livre exotique vous laissera perplexe.

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08 avril 2008

Louise Bourgeois, rétrospective au centre Pompidou.

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C'est une exposition dont je ne suis pas sortie indemne. Louise Bourgeois est une artiste qui sait passer clairement ses messages, il n'y a pas de doute sur les thèmes traités et on en ressort tout chamboulé. Peut-être parce que ses oeuvres nous renvoie au chaos intérieur propre à chaque être humain. Plus encore, si comme l'artiste, le foyer dans lequel vous avez grandi vous laisse des cicatrices, plus encore si vous soutenez le combat féministe et plus que jamais si vous aimez l'ère surréaliste. Car ses oeuvres vous laisse un regard différent sur l'art, sur vous-même, sur votre passé qui fait votre présent. En avançant dans les salles du centre Pompidou, on ressent la douleur, la solitude illustrée par des oeuvres sorties tout droit de vos cauchemars. Louise Bourgeois est née en 1911 à Paris et elle délaissera la France, dont elle éprouva à tout jamais la nostalgie, pour s'installer aux Etats-Unis en 1938 avec son mari Robert Goldwater. C'est là qu'elle rencontrera tous les artistes du mouvement surréaliste, elle imprègne ainsi une vision psychique à ses oeuvre héritée de ses traumas personnels. Pleinement consciente de cette dimension de son oeuvre, elle reste ,toutefois, éloignée des orientations latérales qui caractérisent le mouvement surréaliste dans le rapport à l'inconscient.

Les thèmes récurrent de ses oeuvres sont la famille, l'adolescence, la sexualité, le combat féministe avec ses fameuse "femmes-maison" et surtout la solitude. L'artiste travaillera comme une acharnée pour comblée le vide, une fois son mari et ses enfants partis travailler et la laissant seule de longues journées. C'est sur le toit de sa maison qu'elle y installera son atelier et qu'elle créera "ses totems" représentant les membres de sa famille. Ce sont des oeuvres avant gardiste qui jettent les premières bases de l'abstraction. Proche de l'art contemporain, Louise Bourgeois ne cessera de nous étonner avec ce qu'elle appelle 'les cells", des cellules pour le moins étranges qui font de ces "scènes de vie" une oeuvre d'art. On y retrouve la majestueuse araignée qui représente la figure maternelle adorée par Louise Bourgeois.

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Avec une dominante de rouge, couleur de l'interdit, une cellule est particulièrement marquante, puisque c'est un regard sombre qu'elle jette sur le lieu conjugal par excellence, la chambre à coucher. On sent une sexualité presque agressive qui révèle un traumatisme. Est-ce parce que la jeune Louise avait découvert que son père trompait sa mère avec la nounou? Ou est-ce l'expérience atypique du père emmenant sa fille au bordel? Toujours est-il que ces cellules sont froides, elles sont comme toutes les cases qui forment notre psychisme. Chaque cellule renvoie à un souvenir, à une blessure qui marquera l'artiste.

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Louise Bourgeois est une artiste complète, elle s'intéressera ainsi à la couture et fabriquera des poupées en tissus dignes des poupées voodoos que l'on transperce d'aiguilles pour exorciser nos peurs, nos peines, nos angoisses. Ces poupées sont tristes, et sont le symbole de la fécondité. Ce n'est pas la joie de la maternité qui est symbolisée, mais la difficulté que peut représenter la mise au monde d'un enfant. Ainsi, on devient cette "femme totem", cette "femme maison', destin auquel il est difficile d'échapper. On aimerait comprendre autre chose, mais les messages sont clairs et toute cette souffrance exacerbée cautérise nos plaies. Aujourd'hui nous savons qu'ils faut les accepter, les dompter et l'art aide à nous libérer. Louise Bourgeois, en plus de nous offrir, des oeuvres de génie, nous renvoie à nous-même, à toutes ces blessures qu'il est possible de transformer en énergie créative. C'est une exposition à ne manquer, et n'hésitez à vous attardez sur la série de portraits photo à la fin de l'exposition, elle représente l'artiste tout au long de sa vie, plus majestueuse que jamais.

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03 avril 2008

Katherin Pancol

imagesJe sais, tout le monde parle déjà de son nouveau livre, "la valse lente des tortues", la suite des "yeux jaunes de crocodiles", et tous, courent à droite et à gauche pour se le procurer. Mais voyez-vous, moi je suis une fille patiente, je fais monter le désir pour mieux le savourer. J'ai adoré "les larmes jaunes des crocodiles" et je jubile à l'idée qu'il y ait une suite mais la dernière fois que j'ai été chez Virgin, un tas de filles se jeter sur le livre ou hésiter avec Anna Gavalda, "la consolante". Un peu banal ce ballet de greluches assoiffées de lecture qui ne jurent que par les nouveautés. Oui, moi je préfère être un peu différente, ne pas faire comme tout le monde et surtout je préfère attendre que le livre sorte en format poche (vous voyez ce que je veux dire niveau prix). Bon, toujours est-il que pour calmer mon envie de lecture, je me suis dirigée vers les livres sortis depuis un lustre, et je suis tombée de nouveau sur mon amis Katherin Pancol, caché entre deux bouquins poussiéreux au noms qui sonnent année 30. Intriguée par la jolie couverture et surtout par le livre, j'entame la lecture de la quatrième de couverture et me laisse tenter par cette histoire écrite par l'auteur il y a un bail (1985). C'est l'histoire de trois jeunes filles qui s'échappent de leur province pour "monter" à Paris et y vivre des aventures extraordinaires. Toutes marquées par la génération féministe et les années 68, c'est plein d'espoirs qu'elles découvrent la capitale. Sur le chemin, il y aura beaucoup d'embuscades parfois tragiques, parfois comiques mais cela ne les empêchera pas de garder l'espoir de se tailler une bonne vie. Pour rien au monde, ce trio de copines ne voudrait ressembler aux membres de leurs familles enfermés depuis toujours dans un village. A paris, elles découvriront une autre réalité, adieu princes charmants et rêves enfantins, la capitale se révèle plus féroce que prévue...
C'est un livre drôle et émouvant, à remettre d'urgence entre les jeunes filles qui rêvent de grandes folies parisiennes, je suis sûr qu'elles se retrouveront un peu dans chacun des personnages. Bonne lecture ...

Posté par Bavard_art à 14:58 - Les livres coups de coeur... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 avril 2008

J'ai toujours rêvé d'être un gangster.

images_1"J'ai toujours rêvé d'être un gangster" est un film surprenant. Au début je ne savais pas à quoi trop m'attendre mais j'aime beaucoup Samuel Benchetrit et l'affiche m'intriguait. Je me suis donc laissée tentée par ce film en noir et blanc

C'est l'histoire d'un braqueur sans arme dont la victime est elle-même une braqueuse, armée. De deux kidnappeurs amateurs qui enlèvent une adolescente suicidaire. Deux chanteurs qui parlent d'un tube volé. Cinq septuagénaires qui se retrouvent pour un dernier coup. Tout cela avec très peu de moyen et beaucoup d'humour. Les personnages sont burlesques et débordent de désir pour la force obscure. C'est avec clownerie que ce film reflète la nostalgie d'un certain cinéma populaire. Tout au long, c'est un genre décalé, d'un autre temps, qui rompt avec le temps et la réalité . J'ai vu dans la salle des personnes se lever pour partir mais c'est un film qui a le mérite d'être différent et comme toujours, "ça passe ou ça casse".


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Le Montespan.

9782260017233 imagesMonsieur de Montespan est un livre écrit par Jean Teulé et c'est l'histoire d'un personnage méconnu de France. Alors que sa femme n'a cessé de lui voler la vedette, il a passé sa vie dans l'ombre, à traîner son chagrin de cocu dans tout Paris.
A l'époque où le mariage d'amour est une légende, c'est un honneur pour les nobles de voir leurs femmes poussées dans les bras du roi. Louis 14, séducteur au "charme exotique" à toutes les femmes à ses pieds, une maîtresse et une reine transparente qui laisse son époux s'amuser avec les frivoles. Le roi en remarquera une particulièrement, alors qu'il partage déjà sa vie avec La vallière, qui n'est autre que la jolie marquise de Montespan. Noble, mais vivant sans le sous avec son époux, elle sera dame d'honneur de la reine et amie proche de la favorite avant de l'être elle-même. Tout le royaume sera en admiration devant Athénaïs au discours vif et distrayant. Mais dans ce livre il ne s'agit pas de la vie de la belle mais plutôt de celle du mari meurtri par la disparition de sa femme. Profitant des avantages qui lui étaient attribués au début de la relation, le pauvre marquis rentrera dans une colère noire une fois sa femme engrossée par le roi. De là commence une vie pleine de rebondissements pour le premier homme à avoir affronter le monarque tout puissant. C'est l'histoire du mari de la favorite.

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